[1650] Aujourd'hui, dans de nombreux pays, les catholiques sont nombreux à recourir au divorce selon les lois civiles et à contracter civilement une nouvelle union. L'Église soutient, par fidélité à la parole de Jésus-Christ (« Celui qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère à son égard ; et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère » : Mc 10, 11-12), qu'elle ne peut reconnaître comme valide une nouvelle union si le premier mariage était valide. Si les divorcés se sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contredit objectivement la Loi de Dieu. C'est pourquoi ils ne peuvent accéder à la Communion eucharistique tant que dure cette situation. Pour la même raison, ils ne peuvent exercer certaines responsabilités ecclésiales. La réconciliation par le sacrement de Pénitence ne peut être accordée qu'à ceux qui se sont repentis d'avoir violé le signe de l'Alliance et de la fidélité au Christ, et qui se sont engagés à vivre dans une complète continence.
[1651] À l'égard des chrétiens qui vivent dans cette situation et qui souvent conservent la foi et désirent éduquer chrétiennement leurs enfants, les prêtres et toute la communauté doivent faire preuve d'une attentive sollicitude, afin qu'ils ne se considèrent pas comme séparés de l'Église, à la vie de laquelle ils peuvent et doivent participer en tant que baptisés :
« Qu'ils soient exhortés à écouter la Parole de Dieu, à fréquenter le Sacrifice de la Messe, à persévérer dans la prière, à développer les œuvres de charité et les initiatives de la communauté en faveur de la justice, à éduquer leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit et les œuvres de pénitence, pour implorer ainsi, de jour en jour, la grâce de Dieu » (FC 84).