{"id":704,"date":"2016-01-18T17:05:30","date_gmt":"2016-01-18T16:05:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.oasicana.it\/dichiarazione-sul-canone-915-del-cic-2000\/"},"modified":"2016-01-18T17:05:30","modified_gmt":"2016-01-18T16:05:30","slug":"dichiarazione-sul-canone-915-del-cic-2000","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.oasicana.it\/fr\/dichiarazione-sul-canone-915-del-cic-2000\/","title":{"rendered":"D\u00e9claration sur le Canon 915 du CIC (2000)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\">Le <em>Code de Droit Canonique<\/em> \u00e9tablit que : \u00ab Ne doivent pas \u00eatre admis \u00e0 la sainte communion les excommuni\u00e9s et les interdits, apr\u00e8s l'infliction ou la d\u00e9claration de la peine, ainsi que les autres qui persistent obstin\u00e9ment dans un p\u00e9ch\u00e9 grave manifeste \u00bb (can. 915). Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, certains auteurs ont soutenu, sur la base d'arguments divers, que ce canon ne serait pas applicable aux fid\u00e8les divorc\u00e9s remari\u00e9s. Il est reconnu que l'Exhortation apostolique<em> Familiaris consortio<\/em> de 1981 avait r\u00e9affirm\u00e9, au n. 84, cette interdiction en des termes sans \u00e9quivoque, et qu'elle a \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment r\u00e9affirm\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises, notamment en 1992 par le <em>Cat\u00e9chisme de l'\u00c9glise catholique<\/em>, n. 1650, et en 1994 par la Lettre <em>Annus internationalis Familiae <\/em> de la Congr\u00e9gation pour la Doctrine de la Foi. Malgr\u00e9 cela, les auteurs susmentionn\u00e9s proposent diverses interpr\u00e9tations du canon cit\u00e9 qui s'accordent pour en exclure, en pratique, la situation des divorc\u00e9s remari\u00e9s. Par exemple, puisque le texte parle de \u00ab p\u00e9ch\u00e9 grave \u00bb, il faudrait que soient r\u00e9unies toutes les conditions, y compris subjectives, requises pour l'existence d'un p\u00e9ch\u00e9 mortel, de sorte que le ministre de la communion ne pourrait porter <em>ab externo<\/em> un tel jugement ; en outre, pour que l'on puisse parler de persistance \u00ab obstin\u00e9e \u00bb dans ce p\u00e9ch\u00e9, il faudrait constater une attitude de d\u00e9fi de la part du fid\u00e8le, apr\u00e8s une l\u00e9gitime admonition du Pasteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Devant ce pr\u00e9tendu contraste entre la discipline du Code de 1983 et l'enseignement constant de l'\u00c9glise en la mati\u00e8re, ce Conseil pontifical, en accord avec la Congr\u00e9gation pour la Doctrine de la Foi et avec la Congr\u00e9gation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, d\u00e9clare ce qui suit :<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify\">\n<li>L'interdiction \u00e9nonc\u00e9e dans le canon cit\u00e9 d\u00e9coule, par sa nature m\u00eame, de la loi divine et d\u00e9passe le domaine des lois eccl\u00e9siastiques positives : celles-ci ne peuvent introduire de changements l\u00e9gislatifs qui s'opposeraient \u00e0 la doctrine de l'\u00c9glise. Le texte scripturaire auquel se r\u00e9f\u00e8re toujours la tradition eccl\u00e9siale est celui de saint Paul : \u00ab C'est pourquoi quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'examine soi-m\u00eame, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur mange et boit sa propre condamnation \u00bb (1 <em> Cor<\/em> 11, 27-29).<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify\">Ce texte concerne avant tout le fid\u00e8le lui-m\u00eame et sa conscience morale, et cela est formul\u00e9 par le Code au canon 916 qui suit. Mais le fait d'\u00eatre indigne parce que l'on se trouve en \u00e9tat de p\u00e9ch\u00e9 pose aussi un grave probl\u00e8me juridique dans l'\u00c9glise : c'est pr\u00e9cis\u00e9ment au terme \u00ab indigne \u00bb que se r\u00e9f\u00e8re le canon du <em>Code des Canons des \u00c9glises orientales <\/em>parall\u00e8le au can. 915 latin : \u00ab Doivent \u00eatre \u00e9cart\u00e9s de la r\u00e9ception de la Divine Eucharistie ceux qui sont publiquement indignes \u00bb (can. 712).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En effet, recevoir le corps du Christ alors que l'on est publiquement indigne constitue un dommage objectif pour la communion eccl\u00e9siale ; c'est un comportement qui porte atteinte au droit de l'\u00c9glise et de tous les fid\u00e8les \u00e0 vivre en coh\u00e9rence avec les exigences de cette communion. Dans le cas concret de l'admission \u00e0 la sainte communion des fid\u00e8les divorc\u00e9s remari\u00e9s, le scandale, entendu comme l'action qui porte les autres vers le mal, concerne en m\u00eame temps le sacrement de l'Eucharistie et l'indissolubilit\u00e9 du mariage. Ce scandale subsiste m\u00eame si, h\u00e9las, un tel comportement ne suscite plus d'\u00e9tonnement : c'est au contraire pr\u00e9cis\u00e9ment devant la d\u00e9formation des consciences que devient plus n\u00e9cessaire, de la part des Pasteurs, une action aussi patiente que ferme, pour sauvegarder la saintet\u00e9 des sacrements, d\u00e9fendre la moralit\u00e9 chr\u00e9tienne et assurer la droite formation des fid\u00e8les.<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify\" start=\"2\">\n<li>Toute interpr\u00e9tation du can. 915 qui s'oppose \u00e0 son contenu substantiel, d\u00e9clar\u00e9 sans interruption par le Magist\u00e8re et par la discipline de l'\u00c9glise au cours des si\u00e8cles, est manifestement trompeuse. On ne peut confondre le respect des mots de la loi (cf. can. 17) avec l'usage impropre de ces m\u00eames mots comme instruments pour relativiser ou vider de sa substance ses pr\u00e9ceptes.<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify\">La formule \u00ab ainsi que les autres qui persistent obstin\u00e9ment dans un p\u00e9ch\u00e9 grave manifeste \u00bb est claire et doit \u00eatre comprise d'une mani\u00e8re qui n'en d\u00e9forme pas le sens, rendant la norme inapplicable. Les trois conditions requises sont les suivantes :<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify\">\n<li>a) le p\u00e9ch\u00e9 grave, entendu objectivement, car le ministre de la communion ne saurait juger de l'imputabilit\u00e9 subjective ;<\/li>\n<\/ol>\n<ol style=\"text-align: justify\">\n<li>b) la pers\u00e9v\u00e9rance obstin\u00e9e, qui signifie l'existence d'une situation objective de p\u00e9ch\u00e9 qui dure dans le temps et \u00e0 laquelle la volont\u00e9 du fid\u00e8le ne met pas fin, sans que d'autres conditions (attitude de d\u00e9fi, admonition pr\u00e9alable, etc.) soient n\u00e9cessaires pour que la situation se v\u00e9rifie dans sa gravit\u00e9 eccl\u00e9siale fondamentale ;<\/li>\n<\/ol>\n<ol style=\"text-align: justify\">\n<li>c) le caract\u00e8re manifeste de la situation de p\u00e9ch\u00e9 grave habituel.<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify\">En revanche, ne se trouvent pas en situation de p\u00e9ch\u00e9 grave habituel les fid\u00e8les divorc\u00e9s remari\u00e9s qui, ne pouvant pour de s\u00e9rieux motifs \u2014 comme, par exemple, l'\u00e9ducation des enfants \u2014 \u00ab satisfaire \u00e0 l'obligation de la s\u00e9paration, prennent l'engagement de vivre en pleine continence, c'est-\u00e0-dire de s'abstenir des actes propres aux \u00e9poux \u00bb (<em>Familiaris consortio<\/em>, n. 84), et qui, sur la base d'un tel propos, ont re\u00e7u le sacrement de la P\u00e9nitence. Puisque le fait que ces fid\u00e8les ne vivent pas <em>more uxorio <\/em>est en soi occulte, tandis que leur condition de divorc\u00e9s remari\u00e9s est en soi manifeste, ils ne pourront acc\u00e9der \u00e0 la communion eucharistique que <em> remoto scandalo.<\/em><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify\" start=\"3\">\n<li>Naturellement, la prudence pastorale conseille vivement d'\u00e9viter d'en arriver \u00e0 des cas de refus public de la sainte communion. Les Pasteurs doivent s'employer \u00e0 expliquer aux fid\u00e8les concern\u00e9s le vrai sens eccl\u00e9sial de la norme, afin qu'ils puissent la comprendre ou au moins la respecter. Mais lorsque se pr\u00e9sentent des situations o\u00f9 ces pr\u00e9cautions n'ont pas eu d'effet ou n'ont pas \u00e9t\u00e9 possibles, le ministre charg\u00e9 de distribuer la communion doit refuser de la donner \u00e0 celui qui est publiquement indigne. Il le fera avec une extr\u00eame charit\u00e9 et cherchera \u00e0 expliquer, au moment opportun, les raisons qui l'y ont oblig\u00e9. Il doit toutefois le faire aussi avec fermet\u00e9, conscient de la valeur que de tels signes de force ont pour le bien de l'\u00c9glise et des \u00e2mes<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify\">Le discernement des cas d'exclusion de la communion eucharistique des fid\u00e8les qui se trouvent dans la condition d\u00e9crite revient au Pr\u00eatre responsable de la communaut\u00e9. Celui-ci donnera des instructions pr\u00e9cises au diacre ou \u00e0 l'\u00e9ventuel ministre extraordinaire sur la mani\u00e8re de se comporter dans les situations concr\u00e8tes.<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify\" start=\"4\">\n<li>Compte tenu de la nature de la norme susmentionn\u00e9e (cf. n. 1), aucune autorit\u00e9 eccl\u00e9siastique ne peut en aucun cas dispenser de cette obligation du ministre de la sainte communion, ni \u00e9mettre de directives qui la contredisent.<\/li>\n<\/ol>\n<ol style=\"text-align: justify\" start=\"5\">\n<li>L'\u00c9glise r\u00e9affirme sa sollicitude maternelle pour les fid\u00e8les qui se trouvent dans cette situation ou dans d'autres situations analogues, qui emp\u00eachent d'\u00eatre admis \u00e0 la table eucharistique.<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify\">Ce qui est expos\u00e9 dans cette D\u00e9claration n'est pas en contradiction avec le grand d\u00e9sir de favoriser la participation de ces fils \u00e0 la vie eccl\u00e9siale, participation qui peut d\u00e9j\u00e0 s'exprimer sous de nombreuses formes compatibles avec leur situation. Au contraire, le devoir de r\u00e9affirmer cette impossibilit\u00e9 d'\u00eatre admis \u00e0 l'Eucharistie est une condition de v\u00e9ritable sens pastoral, d'authentique souci du bien de ces fid\u00e8les et de toute l'\u00c9glise, car il indique les conditions n\u00e9cessaires \u00e0 la pl\u00e9nitude de cette conversion \u00e0 laquelle tous sont toujours invit\u00e9s par le Seigneur, de mani\u00e8re particuli\u00e8re durant cette Ann\u00e9e sainte du Grand Jubil\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il Codice di Diritto Canonico stabilisce che: \u00abNon siano ammessi alla sacra Comunione gli scomunicati e gli interdetti, dopo l\u2019irrogazione o la dichiarazione della pena e gli altri che ostinatamente perseverano in peccato grave manifesto\u00bb (can. 915). Negli ultimi anni alcuni autori hanno sostenuto, sulla base di diverse argomentazioni, che questo canone non sarebbe applicabile [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-704","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-documenti-e-testi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.oasicana.it\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/704","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.oasicana.it\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.oasicana.it\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oasicana.it\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oasicana.it\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=704"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.oasicana.it\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/704\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.oasicana.it\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=704"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oasicana.it\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=704"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oasicana.it\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=704"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}